Idée idiote? A chaque fois que je rencontre une femme en niqab (peu fréquent mais il y en a une près de chez moi) mettre un loup sur mon visage, pour voir.

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Europe et métro?

15 Sep 2009

De mon fils aîné, pensant à un voyage autour de l’Europe par Interrail :

Regarder la carte de l’Europe comme on regarde un plan de métro…

Hmmm :-)

Depuis que j’ai une liseuse (CyBook de Bookeen), je fréquente assidûment un forum de discussion spécialisé autour des sujets de la lecture électronique.

Un des fils de discussion (en français) démarre sur la question à 100 euros : avenir de la (petite?) librairie de quartier…; ça m’a inspiré quelques réflexions (qui se prolongeront peut-être).
[Disclosure: je lis au moins 300 bouquins par an: beaucoup de ‘nonfiction’ (sciences humaines ou management), SF et polars; 90% de ce que je lis est en anglais]

I Quand on parle de librairie, on parle de plusieurs choses différentes:

  1. un magasin où je vais acheter parce que c’est là (seulement) que se trouve ce que je veux: pour un bouquin papier il ya maintenant la FNAC et Amazon , et d’autres… A la librairie je ne trouve pas d’e-books. Quand je me rends au magasin, je sais probablement ce que je veux.
  2. une sorte de bibliothèque où je vais voir: flâner, rechercher, compulser, discuter. Les libraires qui font leur boulot aident/ orientent les choix, donnent envie. Quand je vais “à la bibliothèque”, je ne sais pas nécessairement ce que je veux, je ne vais pas nécessairement acheter, mais je cherche plutôt un accès aux éléments de ma décison/ mon choix.

Les libraires ont un rôle essentiel de savoir, de connaissance de leur fonds, de l’actualité dans leur domaine, d’écoute du client… [cf. ce vendeur génial du rayon sciences humaines de la FNAC Montparnasse dans les années 80, qui vous trouvait le bouquin que vous recherchiez à partir de 3 mots-clés –erronés– et une vague hypothèse sur l’auteur…je le regrette beaucoup, ce type !]

II Quand on parle de livre, on parle de quoi?

  1. un « outil » (de lecture): je pars pour un voyage de 400 km en train…je veux découvrir/creuser tel savoir, telle technique…j’ai envie d’évasion, de me faire plaisir…
  2. un contenu, des informations: le texte, qui peut se réduire ultimement à des bits/digits sur un écran,
  3. un objet physique: généralement en papier, avec différents “niveaux” de qualité (livre de poche, Pleïade); que je peux offrir à quelqu’un; qui “s’oppose” à la liseuse (e-book reader) ;

III Quand je pense à mes lectures, je pense à quoi?

  1. à ma bibliothèque: très bien fournie en bouquins de toutes sortes (poches, brochès, reliés, Pléïade, livres anciens…) et de toutes matières (littératures, poésie, techniques diverses, sciences humaines, SF, polars…)
  2. à comment j’ai acquis mes goûts/ certains de mes bouquins: par ma famille, par héritage, à l’école, à la fac (Acheter Lévi-Strauss à l’occasion d’une UV d’ethno, il y a pire!),
  3. à ce que j’ai envie de transmettre à mes enfants: pas de plus grand bonheur pour moi des les voir tous les trois piocher dans ma bibliothèque sans rien me demander, ou bien demander conseil, et entendre “Ouah, Borgès, ça l’fait!” ou bien “K.Dick, c’est trop de la balle!”ou « Léo Malet c’est top! »…et me dire qu’un jour ils se partageront ces bouquins qui auront une nouvelle vie chez eux…
  4. à comment j’ai découvert les plus belles lectures que j’ai faites:
    –en piquant dans la bibliothèque de mes parents (j’ai été gardien de nuit, dans mon jeune âge; “A l’est d’Eden en deux nuits, “Docteur Faustus” en trois…);
    –par l’école et un prof de français plutôt malin;
    –par le bouquiniste de la rue du Commerce (tout Raymond Chandler en Série Noire à quelques balles; il me les reprenait à 50% du prix et j’en rachetais d’autres),
    –par des conseils de copains divers, en espionnant systématiquement la bibliothèque des gens chez qui je vais (les disques aussi!);
    –en picorant dans les livres que lisent mes proches (une belle soeur aux goûts très sûrs…); en lisant les critiques…

IV La librairie de quartier est (était?) une réponse –datée– à une question qui a changé!

  1. on a accès aux livres différemment : ça a commencé par la FNAC, il y a… longtemps (AH! la FNAC Sébastopol!) : et je suis client chez Amazon.com depuis 1996 ; Ma vie de lecteur a changé à ce moment là.
  2. on a accès au contenu du livre différemment (extraits, e-books); ça fait combien de temps que je n’ai pas été en bibliothèque? 30 ans?
  3. le statut de la lecture a sans doute changé (ça serait trop long…)

V La question devient:

  1. comment ai-je accès à ce que je veux lire? Mais d’abord:
  2. pourquoi je lis ce que je lis? Comment j’en viens à (vouloir) accéder à tel livre, précisément?
  3. et qu’est-ce qui fait que je décide d’acheter; et –maintenant– sous quelle forme : papier ou e-book ?

VI Et maintenant je reviens à la question de départ (désolé si j’ai été ‘un peu’ long ;-) ) :

  1. que peut ma librairie de quartier pour moi ?
  2. ou bien : quel intérêt (en plus de l’intérêt de principe, militant) aurais-je à avoir recours à ses services ?
  3. question créative : à quoi d’autre (de nouveau) pourraient servir les caractéristiques actuelles d’une (petite?) librairie de quartier? (à suivre) (peut-être).

… faire découvrir Borgès à son fils…

J’ai trouvé ça dans « PingMag », blog tokyoïte que j’adore, et je trouve ça fabuleux ce qu’on peut inventer avec rien…

Réponse à Redeker

03 Juin 2008

C’est chez Yves Duel, et le lien marchait encore aujourd’hui.

Redeker est ce… type qui avait été menacé de mort après avoir déparlé de l’Islam. Bel article dans Libé il y a quelques jours.

Impression forte au cours d’un coaching : « la vérité n’est pas le contraire du mensonge ».

La vérité devrait pouvoir être indépendante de l’observateur; le mensonge est toujours porté par une/ des personne(s)… ou bien?

Kaléidoscope

22 Fév 2008

C’est joli, et ça sert à rien.

Le don et le contrat

17 Fév 2008

Pensée curieuse au cours d’un coaching : « sans don, pas de contrat ».

S’il n’y a pas la possibilité du don (libre et gratuit), alors il n’y a pas de possibilité de contrat (dont la base est le consentement mutuel).

Un autre post utile, via ici :

What am I truly grateful for in my life?

Aim for five answers, and if you have trouble at first, ask yourself alternative probing questions such as:

What relationships do I have that others don’t?
What do I take for granted?
What freedoms, unique abilities, and options do I have that others don’t?
What advantages have I been given in life?
Which allies and supporters have helped me to get to where I am?

Bon, oui, je suis dans un mode plutôt méditatif ces jours-ci…

Exercices [en]

18 Jan 2008

Trouvé chez Fulghum (que j’adore) :

Here’s a task: write an outline for your autobiography. Try it. Begin simply. List each year you have lived on sheets of notebook paper, and then fill in the blanks. Where were you that year? What did you do? What do you remember?

[…]

Another way to go is to let your mind run loose in your memory bank. Forget about chronology. Try to think about all the beds you ever slept in. Or the first time you did anything important the first time – stayed home alone, kissed, drove a car, got a job. Or think of feelings of contentment – times in places where all was well, even for a short time.

Je m’y mets et peut-être je vous dirai…

Interview de M. Polac dans L’obs de cette semaine :

Q: Vous dites que la vie est faite de 99% d’illusions, vous dites aussi que vous avez perdu toutes vos illusions. Que reste-t-il?

R: Je garde une certaine prudence dans mon jugement car il est possible que n’aie rien compris […] .

C’est pas beau ça ?

J’ai une nouvelle image pour mon entête ! C’est une photo que j’ai prise il y a 10 ans, sur la route de Dresdes… On avait trouvé une petite maison à louer l’après-midi même; là on va visiter Dresden bei Nacht; on a bu un petit Landwein (vin de pays; spécialité de blancs secs) très bien après avoir pas mal marché avec les biquets…

Pourpre, violine, rose, orange, or, gris et bleu, violacé, Tyrien; bariolé; tragique et paisible.

Le coucher de soleil hier soir sur Providence était Hopper-issime : le ciel immense, la skyline en négatif sur la lumière horizontale; frontale; violente et douce.

Impossible de ne pas penser à E.H.; je ne retrouve pas les tableaux auxquels je pense (à suivre).  [C’est probablement Railroad sunset, 1929]

Beau billet de Joël Ronez [Cup Of tea Blog]; je signe (même si je ne suis pas de sa génération).

Après les impressionnistes, un coup de bus nous emmène près d’un lac superbe (croisières annulées bicose mauvais temps) ; donc solution de secours : un téléphérique très impressionnant qui nous fait franchir un col, puis survoler une région de fumerolles et solfatares (région volcanique, sources sulfureuses); dans le téléphérique, photos obligatoires : nos voisines demandent à Mitsuko de les prendre en photo; Mitsuko leur demande de nous prendre en photo; puis les voisines des voisines me demandent de les prendre en photo sur fond de montagne à fumerolles… le tout assorti de nombreux harigato, domo harigato, harigato gozaimas, chantonnants et comme psalmodiés…(= ‘merci’, en différentes versions et intensités).

Puis re-bus qui nous remmène à la gare; tortillard jusqu’à Tokyo (Shinjuku); ballade à pied pour retrouver un restaurant très sympa où Mitsuko veut m’emmener; au passage, très jolie boutique de papier et d’encens (cartes postales charmantes, très graphique; mais je viens de faire le plein d’impressionnistes).

Le restau est un yakitori de quartier : petites brochettes de poulet assorties de spécialités locales + bière Asahi et l’inévitable saké (bah…).

C’est sympa, un restau d’habitués :  familles, copines en goguette (les 2 à gauche de Mitsuko se sont descendu 4 pots de saké depuis qu’on est là, et elles commencent à osciller entre bégayage et songerie somnolente…) , hommes seuls qui lisent le journal.

On a encore un bon moment pour bavarder et se dire au revoir (je repars le lendemain et on ne se verra pas d’ici là), et finalement Mitsuko me pose au métro ‘Imperial Palace’, vérifie bien que je prends la bonne direction et que je sais le nom de ‘ma’ station (Mita, qui donne son nom à la Mita Line…juste après Hibakoèn, c’est pas dur) et que je me souviens que la sortie est celle de la NEC Tower (il faudra que je revienne sur la NEC Tower un de ces jours).

Et donc retour à mon hôtel; bagages (bourrés avec les cadeaux pour les enfants); le lendemain lever 6h pour attraper le bus de 6h35 qui me met à l’aéroport à 8h30… à nous Paris.

(Mystère renouvelé : comment se fait-il que nous ayons à chaque fois tellement de choses à nous raconter, Mitsuko et moi, alors que nous sommes si différents et si lointains; peut-être déjà parce qu’on se voit si peu…).

(Le titre est un clin d’oeil à un blog tokyoïte que j’adore).

Je suis à Tokyo depuis lundi (ouf, je rentre demain après 15 jours dehors –Corée+Japon– et avoir animé 11 jours d’affilée…ouch!).

Donc, ce samedi, ma copine Mitsuko (DRH de la boîte pour qui je bosse depuis un moment, et que je ballade de temps en temps à Paris) m’a concocté un programme aux petits oignons (la veille au téléphone, quand je lui fais part de mon intention d’aller faire du shopping ce samedi, elle me dit « du shopping? Au lieu d’aller à Hakone? » Avec l’accent sur ‘Hakone’… donc yavait de l’enjeu) (bon j’ai été faire mon shopping hier soir sur Ginza et autour : Ito Ya, la plus belle papèterie que je connaisse, 7 étages de rêve pour les amateurs de papier et de crayons; l’Apple store–l’iPod Shuffle à 60 € au lieu de 89 à Paris; plus le Muji près du Printemps : de la taille d’une FNAC, plein de trucs qu’on n’a pas à Paris… c’est futile, j’adore).

Donc ce matin (samedi, quand même) rendez-vous à mon hôtel à 9h, direction Shinkansen (cérémonie de prise des billets etc.) une demi heure de super-rapide, puis un tortillard et nous y voili : une sorte de parc naturel dans une région volcanique.

On prend un tortillard de degré deux, qui monte à flanc de montagne en repartant de temps en temps en marche arrière (mais vers le haut) bicose yaurait pas la place de faire des épingles à cheveux.

C’est rempli de japonais plus vrais que nature; chaque arrêt comporte un lot d’annonces pour les attractions locales : un jardin botanique, un musée archéologique consacré à la région…

On continue. Mitsuko veut m’emmener au musée Pola, qui a de belles collections de pâtes verre (Gallé, D aum et Tiffany) et des impressionnistes sympas.

On commence par déjeuner à la cafèt’ du musée (une cuisse de poulet avec des baguettes, je cale et je prends fourchette et couteau).

Tour à la boutique du musée (cartes postales) et on se décide pour les collections; des Daum hideux, des Gallé divers… mais les impressionnistes sont de toute beauté (y compris des gens dont je n’ai jamais entendu parler…Guillaume Martin ? Un pointilliste de toute première force).

C’est pas fini (à suivre).

Eloge de l’erreur

29 Mar 2007

« Tout autant que le prodige suscite notre admiration, l’enfant maladroit se fait aimer par ses erreurs et nous met sur la voie de l’action juste… » (proverbe soufi)

Britannicus ?

14 Jan 2007

Intuition encore mal précise : « Britannicus » c’est l’histoire des commentaires qui créent la réalité.
Par exemple, acte I, Agrippine raconte à sa suivante « ce jour, ce triste jour… »

  • Elle crée cette réalité pendant le moment même (en réagissant comme elle le fait),
  • Elle recrée cette réalité (la solidifie) en la racontant à Albine,
  • Et elle repasse le couvert en engueulant Burrhus à la scène suivante…

Lequel Burrhus va lui-même dérouler sa pelote…
De même Néron –« Belle, dans le simple appareil… »– « se la raconte » ; il va ensuite se (re-)créer dans ses conversations avec Narcisse.

(à suivre ?)

Très bon papier de Lunettes Rouge sur la polémique Louvre/Abu Dhabi… Après l’avoir lu je regrette d’avoir signé la pétition (moi qui ne singe euh : signe [quel lapsus !] à peu près jamais rien, j’aurais mieux fait de… réfléchir) Bah.

Fa-bu-leux !

05 Déc 2006

J’ai importé deux blogs différents (depuis Blogger) dans un nouveau blog (dans WordPress, hosté par WordPress) et j’ai -presque- tout récupéré, y compris -presque tous- les liens… Je suis peut être un béotien aisément impressionnable, mais je trouve ça génial !

Design process

16 Sep 2006

Parfaite description d’un process réel de conception –dans ce cas : d’un informaticien; je soupçonne que ça pourrait parfaitement coller à beaucoup d’autres activités –en tous cas ça ressemble diablement à mon propre process…