Article sympa sur une idée simple et plaisante : cet été, la solidarité, c’est d’aller en vacances en Grèce!
On y travaille…

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Bangalore

31 Août 2008

Un resort de bon niveau (pour l’Inde), grand jardin et chambres confortables, avec les trucs qui font sentir tout de suite qu’on est « ailleurs »: le personnel omniprésent qui vous prend votre valise des mains pour la porter, vous branche votre PC, vous propose indéfiniment de l’eau; le café/ thé à base de lait (impossible d’avoir un café noir ni un thé noir!): les mainates qui font un bruit de sirène en rentrant au nid le soir et en partant du nid le matin (à la première heure: 4 ou 5h du mat’ quand même!);les grenouilles du bassin qui piapiattent à la tombée de la nuit; un vague tour en dehors du domaine me fait voir les mêmes échoppes qu’à Pondichéry, la même poussière et les mêmes vaches qui broutent les poubelles… ah.
Nouvelle expérience: deux nuits de tempête tropicale; impressionnant. Jamais vu tomber autant d’eau en aussi peu de temps; les allées se transforment en deux minutes en torrents de boue: j’étais arrivé avant que la pluie ne commence, au bar où j’avais rendez-vous avec le groupe…je les ai attendus une heure, le temps que la pluie cesse; on n’essaye même pas de marcher là-dedans.

Tokyo again…

23 Août 2008

*Une semaine bien remplie, avec quelques découvertes et confirmations; du boulot en perspective (il en faut).
*Mon passage rituel au grand Muji près du Printemps (ben oui) est toujours aussi fascinant… je pourrais repartir avec une valise pleine en plus de la mienne! j’ai trouvé 2-3 trucs sympas… Puis pélerinage non moins rituel chez Ito-Ya  (à Ginza), la plus belle papèterie que je connaisse; 6 étages de fournitures pour artistes, cahiers, agendas etc.  Je craque! Ma carte de crédit ne passe pas… une demie heure après la fermeture le bonhomme toujours en train de se battre, s’excuse profusément… ça finit par marcher, et je sors par la porte de service. On rigole. Apple store vite fait : le shuffle 1Go est à 36 €!!! (N. de D.).
*Tokyo n’arrête pas de changer: ça détruit ça reconstruit, plus gros plus grand plus cher…
*Très fier: j’arrive à prendre le métro tout seul comme un grand (on ne ricane pas dans le fond, je voudrais bien vous y voir) grande sensation de liberté; aujourd’hui, après avoir quitté Mitsuko après notre rituelle ballade d’après stage (déjeuner de nouilles ‘soba’ comme dans ‘Tampopo’ -à chaque fois je me marre quand j’entends les ‘ssslurp’ invraisemblables), j’ai baguenaudé un peu puis pris le chemin de retour, fier comme un petit banc de savoir prendre mon billet et de retrouver ma station (c’est ‘ShibaKoen‘ c’est à dire ‘le jardin de Shiba’, petit temple à côté de mon hôtel, ben oui).

Demain direction Bangalore (à suivre)

Décidément, Providence est une ville farouchement Hopper.

Ces derniers jours, alternances de temps gris et doux puis beau et froid; lumières de jour et de soir (ah, les lampes à abat-jour chez EH!) .

De la fenêtre de mon hôtel, je contemple en permanence un immeuble années 20, en béton imitant la pierre de taille; fenêtres à guillotine, colonnes, balustres et corniches, toit en ardoise, oeils de boeuf… c’est une annexe du City Hall.

Ce week-end, des lumières oubliées allumées font un tableau parfait: une applique en opaline éclaire faiblement un couloir (naturellement vide); à l’étage au-dessous, une suspension éclaire la banquette d’une salle d’attente aux murs verts, bois sombre et formes raides et arrondies; sur le côté, une rampe d’escalier projette une ombre nette sur les marches. [Je n’y pensais pas, mais on peut voir « Stairway at 48 rue de Lille », 1906].

Tout est là, immobile, en attente d’on ne sait quoi, le vide rendu encore plus frappant par l’absence de lumière à toute autre fenêtre de l’immeuble.

La nuit environnante fait ressortir la lumière pâle des fenêtres.

Regret de ne pas avoir un appareil photo.

A l’arrière plan, toujours le même gratte-ciel en béton (Bank of America, 1928) : une splendeur, des airs de forteresse Arts Nouveau, un étagement des volumes comme on n’en fait plus…

Bad surprise… :-/

28 Oct 2007

Allant à Boston par Air France, je me retrouve à Amsterdam par KLM, puis North West pour Boston… et je découvre que mon client m’a mis en économie pour Boston. Grrr.

Vacances ! :-)

03 Août 2007

Je suis en vacances jusqu’au 24AUG (stage de poterie puis bord de mer :-).

J’emporte de quoi lire et de quoi écrire…

Bon été.

J’ai une nouvelle image pour mon entête ! C’est une photo que j’ai prise il y a 10 ans, sur la route de Dresdes… On avait trouvé une petite maison à louer l’après-midi même; là on va visiter Dresden bei Nacht; on a bu un petit Landwein (vin de pays; spécialité de blancs secs) très bien après avoir pas mal marché avec les biquets…

Pourpre, violine, rose, orange, or, gris et bleu, violacé, Tyrien; bariolé; tragique et paisible.

Le coucher de soleil hier soir sur Providence était Hopper-issime : le ciel immense, la skyline en négatif sur la lumière horizontale; frontale; violente et douce.

Impossible de ne pas penser à E.H.; je ne retrouve pas les tableaux auxquels je pense (à suivre).  [C’est probablement Railroad sunset, 1929]

Après les impressionnistes, un coup de bus nous emmène près d’un lac superbe (croisières annulées bicose mauvais temps) ; donc solution de secours : un téléphérique très impressionnant qui nous fait franchir un col, puis survoler une région de fumerolles et solfatares (région volcanique, sources sulfureuses); dans le téléphérique, photos obligatoires : nos voisines demandent à Mitsuko de les prendre en photo; Mitsuko leur demande de nous prendre en photo; puis les voisines des voisines me demandent de les prendre en photo sur fond de montagne à fumerolles… le tout assorti de nombreux harigato, domo harigato, harigato gozaimas, chantonnants et comme psalmodiés…(= ‘merci’, en différentes versions et intensités).

Puis re-bus qui nous remmène à la gare; tortillard jusqu’à Tokyo (Shinjuku); ballade à pied pour retrouver un restaurant très sympa où Mitsuko veut m’emmener; au passage, très jolie boutique de papier et d’encens (cartes postales charmantes, très graphique; mais je viens de faire le plein d’impressionnistes).

Le restau est un yakitori de quartier : petites brochettes de poulet assorties de spécialités locales + bière Asahi et l’inévitable saké (bah…).

C’est sympa, un restau d’habitués :  familles, copines en goguette (les 2 à gauche de Mitsuko se sont descendu 4 pots de saké depuis qu’on est là, et elles commencent à osciller entre bégayage et songerie somnolente…) , hommes seuls qui lisent le journal.

On a encore un bon moment pour bavarder et se dire au revoir (je repars le lendemain et on ne se verra pas d’ici là), et finalement Mitsuko me pose au métro ‘Imperial Palace’, vérifie bien que je prends la bonne direction et que je sais le nom de ‘ma’ station (Mita, qui donne son nom à la Mita Line…juste après Hibakoèn, c’est pas dur) et que je me souviens que la sortie est celle de la NEC Tower (il faudra que je revienne sur la NEC Tower un de ces jours).

Et donc retour à mon hôtel; bagages (bourrés avec les cadeaux pour les enfants); le lendemain lever 6h pour attraper le bus de 6h35 qui me met à l’aéroport à 8h30… à nous Paris.

(Mystère renouvelé : comment se fait-il que nous ayons à chaque fois tellement de choses à nous raconter, Mitsuko et moi, alors que nous sommes si différents et si lointains; peut-être déjà parce qu’on se voit si peu…).

(Le titre est un clin d’oeil à un blog tokyoïte que j’adore).

Je suis à Tokyo depuis lundi (ouf, je rentre demain après 15 jours dehors –Corée+Japon– et avoir animé 11 jours d’affilée…ouch!).

Donc, ce samedi, ma copine Mitsuko (DRH de la boîte pour qui je bosse depuis un moment, et que je ballade de temps en temps à Paris) m’a concocté un programme aux petits oignons (la veille au téléphone, quand je lui fais part de mon intention d’aller faire du shopping ce samedi, elle me dit « du shopping? Au lieu d’aller à Hakone? » Avec l’accent sur ‘Hakone’… donc yavait de l’enjeu) (bon j’ai été faire mon shopping hier soir sur Ginza et autour : Ito Ya, la plus belle papèterie que je connaisse, 7 étages de rêve pour les amateurs de papier et de crayons; l’Apple store–l’iPod Shuffle à 60 € au lieu de 89 à Paris; plus le Muji près du Printemps : de la taille d’une FNAC, plein de trucs qu’on n’a pas à Paris… c’est futile, j’adore).

Donc ce matin (samedi, quand même) rendez-vous à mon hôtel à 9h, direction Shinkansen (cérémonie de prise des billets etc.) une demi heure de super-rapide, puis un tortillard et nous y voili : une sorte de parc naturel dans une région volcanique.

On prend un tortillard de degré deux, qui monte à flanc de montagne en repartant de temps en temps en marche arrière (mais vers le haut) bicose yaurait pas la place de faire des épingles à cheveux.

C’est rempli de japonais plus vrais que nature; chaque arrêt comporte un lot d’annonces pour les attractions locales : un jardin botanique, un musée archéologique consacré à la région…

On continue. Mitsuko veut m’emmener au musée Pola, qui a de belles collections de pâtes verre (Gallé, D aum et Tiffany) et des impressionnistes sympas.

On commence par déjeuner à la cafèt’ du musée (une cuisse de poulet avec des baguettes, je cale et je prends fourchette et couteau).

Tour à la boutique du musée (cartes postales) et on se décide pour les collections; des Daum hideux, des Gallé divers… mais les impressionnistes sont de toute beauté (y compris des gens dont je n’ai jamais entendu parler…Guillaume Martin ? Un pointilliste de toute première force).

C’est pas fini (à suivre).

Et d’abord, comment appelle-t-on les habitants de Séoul, hm ?

Je suis ici depuis hier ; quelques heures de ballades à pied, quelques images dans la tête. De toutes façons je n’en verrai guère plus : séminaire, taxi, aéroport et avion…mais quand même. Impressions.

La dame d’un certain âge, très belle et très élégante –tailleur années 30 et talons hauts—qui me dépasse à petits pas précis, pressés, pètants (la secrétaire dans « Mon oncle ») –et qui, en me dépassant, se racle la gorge, renifle comme un lavabo qui se débouche et lâche un molard XXL, avec force et précision (je passe sur les aspects les plus croustillants de la chose) ; tout ça ‘without missing a beat’ comme on dirait en english ; traduire par ‘sans solution de continuité’ ? Mh, je le sens pas, là.

Les restaurants de poisson, omniprésents, avec les aquariums à même le trottoir : les crabes maousse, araignées aux pattes infinies ; les plies empilées au fond, en tas comme des feuilles mortes ; des espèces de gros escargots de mer ; et le plus beau, les holothuries (« concombres de mer »;mais ce ne sont pas des légumes)  : il faut imaginer un plein aquarium de bites énormes, roses et lisses, qui s’agitent vaguement dans l’eau, se plient et se déplient languissamment –c’est hilarant et obscène—et la question ‘turellement c’est ‘mais comment qu’ça s’mange ?’…

On voit toutes sortes de poissons ; beaucoup d’anguilles ; un tas d’autres que je n’identifie pas ; et des trucs surprenants : quelque part un petit bocal de scatophagus argus, poisson fort recherché des aquariophiles d’eau de mer ou d’eau saumâtre…

À ce moment, un flashback inattendu : sur un menu à Tel Aviv, il y a quelques années, la carte proposait des « veal tonsils »—j’avais bien aimé l’idée des « amygdales de veau », ça change du ‘ris’ finalement un peu faux cul, non ? (anatomiquement c’est inexact, le ris c’est l’hypophyse le thymus, je crois bien).

Ailleurs, un petit poulpe misérable, tout seul au milieu d’un gros aquarium, immobile ; je lui trouve un air sidéré, frileux (il finira en beignet –j’ai goûté, c’est très bon).

Il y a aussi le ‘local English’ –j’aurais pu ouvrir une rubrique rien que là-dessus au cours de mes pérégrinations… ici j’ai vu un « Cockateil Bar » de toute beauté…

Autre image forte (dimanche soir, moment d’intense activité) les ‘corean barbecues’ sont au centre d’une chaîne de production fascinante : de jour, on voit essentiellement des étendues de parquet, avec de place en place des petites tables basses (vraiment basses : 60 cm maximum) rondes, avec au centre un trou rond avec un couvercle. (dans les restaus plus huppés, il y a un gros tube annelé, genre flexible de cheminée, qui pend au milieu, au dessus du trou ; c’est l’extracteur d’air ; ça sent fort). Sous le couvercle se trouve un petit braséro très simple : une casserole en métal munie à quelques centimètres du fond d’un plaque trouée (pour la circulation d’air et la récupération des cendres).

À l’extérieur (dans la rue) on a des petites usines à braise : un poêle ouvert en bas, qu’on recharge à feu continu, par le haut, de drôles de petits charbons en forme d’écrous de 5 cm de haut ; et dont les ravitailleurs retirent des charbons ardents, au fur et à mesure, pour remplir vite-vite les braséros, et les livrer vite-vite dans les restaus, au centre des tables, un grille posée dessus, et voilà le gril prêt à fonctionner.

C’est un mouvement ininterrompu, circulaire, hypnotique : des braséros vides qui vont vers la ‘centrale’ aux braséros pleins qui vont vers les salles –imaginez ça le soir, dans les lumières électriques des néons—et entre deux, les grilles sont sorties, récurées et retournées sur les tables. Ça chôme pas.

Ce qu’on voit en premier, par les portes grandes ouvertes sur la rue, c’est la montagne de pompes à l’entrée (on se déchausse et on s’assoit par terre) : Puma-Nike-Reebok-Adidas, mais comment ils font pour pas se planter en les reprenant ?

À part ça, à midi, mon client m’a amené dans un restaurant ‘italien’ !