Depuis que j’ai une liseuse (CyBook de Bookeen), je fréquente assidûment un forum de discussion spécialisé autour des sujets de la lecture électronique.

Un des fils de discussion (en français) démarre sur la question à 100 euros : avenir de la (petite?) librairie de quartier…; ça m’a inspiré quelques réflexions (qui se prolongeront peut-être).
[Disclosure: je lis au moins 300 bouquins par an: beaucoup de ‘nonfiction’ (sciences humaines ou management), SF et polars; 90% de ce que je lis est en anglais]

I Quand on parle de librairie, on parle de plusieurs choses différentes:

  1. un magasin où je vais acheter parce que c’est là (seulement) que se trouve ce que je veux: pour un bouquin papier il ya maintenant la FNAC et Amazon , et d’autres… A la librairie je ne trouve pas d’e-books. Quand je me rends au magasin, je sais probablement ce que je veux.
  2. une sorte de bibliothèque où je vais voir: flâner, rechercher, compulser, discuter. Les libraires qui font leur boulot aident/ orientent les choix, donnent envie. Quand je vais “à la bibliothèque”, je ne sais pas nécessairement ce que je veux, je ne vais pas nécessairement acheter, mais je cherche plutôt un accès aux éléments de ma décison/ mon choix.

Les libraires ont un rôle essentiel de savoir, de connaissance de leur fonds, de l’actualité dans leur domaine, d’écoute du client… [cf. ce vendeur génial du rayon sciences humaines de la FNAC Montparnasse dans les années 80, qui vous trouvait le bouquin que vous recherchiez à partir de 3 mots-clés –erronés– et une vague hypothèse sur l’auteur…je le regrette beaucoup, ce type !]

II Quand on parle de livre, on parle de quoi?

  1. un « outil » (de lecture): je pars pour un voyage de 400 km en train…je veux découvrir/creuser tel savoir, telle technique…j’ai envie d’évasion, de me faire plaisir…
  2. un contenu, des informations: le texte, qui peut se réduire ultimement à des bits/digits sur un écran,
  3. un objet physique: généralement en papier, avec différents “niveaux” de qualité (livre de poche, Pleïade); que je peux offrir à quelqu’un; qui “s’oppose” à la liseuse (e-book reader) ;

III Quand je pense à mes lectures, je pense à quoi?

  1. à ma bibliothèque: très bien fournie en bouquins de toutes sortes (poches, brochès, reliés, Pléïade, livres anciens…) et de toutes matières (littératures, poésie, techniques diverses, sciences humaines, SF, polars…)
  2. à comment j’ai acquis mes goûts/ certains de mes bouquins: par ma famille, par héritage, à l’école, à la fac (Acheter Lévi-Strauss à l’occasion d’une UV d’ethno, il y a pire!),
  3. à ce que j’ai envie de transmettre à mes enfants: pas de plus grand bonheur pour moi des les voir tous les trois piocher dans ma bibliothèque sans rien me demander, ou bien demander conseil, et entendre “Ouah, Borgès, ça l’fait!” ou bien “K.Dick, c’est trop de la balle!”ou « Léo Malet c’est top! »…et me dire qu’un jour ils se partageront ces bouquins qui auront une nouvelle vie chez eux…
  4. à comment j’ai découvert les plus belles lectures que j’ai faites:
    –en piquant dans la bibliothèque de mes parents (j’ai été gardien de nuit, dans mon jeune âge; “A l’est d’Eden en deux nuits, “Docteur Faustus” en trois…);
    –par l’école et un prof de français plutôt malin;
    –par le bouquiniste de la rue du Commerce (tout Raymond Chandler en Série Noire à quelques balles; il me les reprenait à 50% du prix et j’en rachetais d’autres),
    –par des conseils de copains divers, en espionnant systématiquement la bibliothèque des gens chez qui je vais (les disques aussi!);
    –en picorant dans les livres que lisent mes proches (une belle soeur aux goûts très sûrs…); en lisant les critiques…

IV La librairie de quartier est (était?) une réponse –datée– à une question qui a changé!

  1. on a accès aux livres différemment : ça a commencé par la FNAC, il y a… longtemps (AH! la FNAC Sébastopol!) : et je suis client chez Amazon.com depuis 1996 ; Ma vie de lecteur a changé à ce moment là.
  2. on a accès au contenu du livre différemment (extraits, e-books); ça fait combien de temps que je n’ai pas été en bibliothèque? 30 ans?
  3. le statut de la lecture a sans doute changé (ça serait trop long…)

V La question devient:

  1. comment ai-je accès à ce que je veux lire? Mais d’abord:
  2. pourquoi je lis ce que je lis? Comment j’en viens à (vouloir) accéder à tel livre, précisément?
  3. et qu’est-ce qui fait que je décide d’acheter; et –maintenant– sous quelle forme : papier ou e-book ?

VI Et maintenant je reviens à la question de départ (désolé si j’ai été ‘un peu’ long ;-) ) :

  1. que peut ma librairie de quartier pour moi ?
  2. ou bien : quel intérêt (en plus de l’intérêt de principe, militant) aurais-je à avoir recours à ses services ?
  3. question créative : à quoi d’autre (de nouveau) pourraient servir les caractéristiques actuelles d’une (petite?) librairie de quartier? (à suivre) (peut-être).
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Jolie idée trouvée ici; pareil, ça sert à rien…

Kaléidoscope

22 Fév 2008

C’est joli, et ça sert à rien.

Exercices [en]

18 Jan 2008

Trouvé chez Fulghum (que j’adore) :

Here’s a task: write an outline for your autobiography. Try it. Begin simply. List each year you have lived on sheets of notebook paper, and then fill in the blanks. Where were you that year? What did you do? What do you remember?

[…]

Another way to go is to let your mind run loose in your memory bank. Forget about chronology. Try to think about all the beds you ever slept in. Or the first time you did anything important the first time – stayed home alone, kissed, drove a car, got a job. Or think of feelings of contentment – times in places where all was well, even for a short time.

Je m’y mets et peut-être je vous dirai…

une démo ahurissante [en],via un blog que je ne connaissais pas…l’influence subliminale dans toute sa splendeur, et par un maître! Chapeau l’artiste!

Si vous débarquez ici, il faut d’abord lire le post précédent…

0) Votre nom et l’URL de votre site ? (facultatif, of course)

 Cf supra…

1) Quel est le boulot le plus sympa que vous ayez jamais fait et en quoi était-ce si sympa ? (deux phrases)

 Traduire en direct pendant 3 jours (d’anglais en français) une conférence de Robert Dilts (un des créateurs de la PNL) pour un auditoire de 300 personnes, il ya environ 15 ans. C’était la première fois, et j’ai passé les 3 jours littéralement en transe : je me souviens des 10 premières minutes et des 10 dernières, plus quelques pauses, rien d’autre. L’image qui me vient quand j’y repense, c’est celle d’un acteur sur scène, dans le rond de lumière du projecteur de poursuite, et c’est comme si j’étais le rond de lumière. Très impressionnant.

2) A. Une chose que vous avez faite, ne faites plus, mais souhaiteriez refaire ? (une phrase)

 J’ai chanté dans le choeurs de Léo Ferré, 30 soirs, Porte maillot, il y a… 30 ans ? C’était super, et j’aurais sans doute pu continuer si j’avais eu envie. J’aimerais me remettre à chanter.

B. Une chose que vous avez toujours voulu faire mais que vous remettez à plus tard ? (une phrase)

 Etudier enfin sérieusement l’allemand… La première méthode que j’ai achetée ("L’allemand en 40 leçons") est datée de 1976 !

3) A. Deux choses que vous voudriez apprendre, ou apprendre à mieux faire, et pourquoi ? (deux phrases)

Apprendre à enseigner n’importe quel sujet en 3 fois rien de temps –pour contribuer à changer l’époque.

Apprendre à me motiver instantanément –pour aller au bout des choses…

B. Si vous pouviez suivre un cours/ atelier/ apprentissage de qui vous voulez (vivant ou mort), ça serait quoi et que voudriez-vous apprendre ? (deux phrases)

Je donnerais cher pour suivre un séminaire de (feu) Milton Erickson, le (ré)inventeur de l’hypnose thérapeutique et une des sources d’inspiration de l’école de Palo Alto et de la PNL (encore). Je voudrais apprendre à faire comme lui : trouver les ressources de changement chez mes clients et les aider à les mettre en oeuvre puissamment grâce à l’hypnose (bordel c’est nul mais je sais pas mieux expliquer tant pis).  

4) A. Trois mots que vos meilleurs amis ou votre famille utiliseraient pour vous décrire ?

 Du diable si je sais ? Probablement pas la même réponse si c’est les amis ou la famille ? Je vais demander…

B. Deux mots de plus dont vous voudriez —vous— qu’ils vous ressemblent ?

 Honnête et généreux.

5) Quelles sont vos trois passions essentielles ? (actuelles ou passées, travail, hobby ou grande cause– trois phrases)

  • Comprendre ce qui fait que les gens coopérent ou pas.
  • Changer les choses.
  • Faire des choses de mes mains. 

6) Imaginez –et répondez-y– encore une question que VOUS voudriez poser (réponse en trois phrases)

 Une raison étrange pour laquelle on pourrait se souvenir de vous après votre mort ? 

Il m’arrive de penser qu’on pourrait se souvenir essentiellement de moi pour ma collection de cartes postales… 

A qui le tour ?

Dans la série des jeux de « petits papiers » auxquels on jouait dans mon enfance, j’ai trouvé une idée marrante ici (mais j’ai rencontré ça plusieurs fois ces derniers temps –semaines ? mois?) : le jeu a deux aspects :
1) Publier sur son blogs « five little known things about me »,
2) Inviter cinq autres personnes à jouer le même jeu (avec liens y afférents, oeuf corse),
(on commence à voir ça par ici, par exemple )

Cathy Sierra [Creating Passionate Users] en a créé une variante plus marrante à mon goût… Elle triche sur le nombre de questions, mais bon…
[ma traduction est améliorable…]

0) Votre nom et l’URL de votre site ? (facultatif, of course)
1) Quel est le boulot le plus sympa que vous ayez jamais fait et en quoi était-ce si sympa ? (deux phrases)
2) A. Une chose que vous avez faite, ne faites plus, mais souhaiteriez refaire ? (une phrase)
B. Une chose que vous avez toujours voulu faire mais que vous remettez à plus tard ? (une phrase)
3) A. Deux choses que vous voudriez apprendre, ou apprendre à mieux faire, et pourquoi ? (deux phrases)
B. Si vous pouviez suivre un cours/ atelier/ apprentissage de qui vous voulez (vivant ou mort), ça serait quoi et que voudriez-vous apprendre ? (deux phrases)
4) A. Trois mots que vos meilleurs amis ou votre famille utiliseraient pour vous décrire ?
B. Deux mots de plus dont vous voudriez –vous– qu’ils vous ressemblent ?
5) Quelles sont vos trois passions essentielles ? (actuelles ou passées, travail, hobby ou grande cause– trois phrases)
6) Imaginez –et répondez-y– encore une question que VOUS voudriez poser (réponse en trois phrases)

Donc…

Un post intéressant dans un blog qui ne l’est pas moins (une Russe qui travaille aux Pays Bas…) d’une geekette qui s’est mise en tête de mettre sa mère et sa belle-mère à Flikr et Cie… elle soulève quelques questions intéressantes…

Un article (Yale U.) sur la contagion émotionnelle dans les groupes.

Enfin une bonne nouvelle : plus besoin de parler anglais ! Les auteurs se sont mis à trois pour compiler ce que parlent réellement les non-anglophones… voici le résultat.