ticketbmcferrin.jpgTrès bonne soirée vendredi dernier à Stuttgart (après un de mes séminaires et en introduction à une visite à notre amie Margit, qui nous invitait –qu’elle en soit bénie) : concert de Bobby McFerrin avec sa « troupe » : 3 basses, 3 ténors, 3 altos [je sais on dit alti] et trois sopranos [je sais…].

Difficile à décrire ; on a bien notre ami Bobby tel qu’en lui-même, comme dans ses prestations en solo (« I’m my own walkman ») ou en partenariat (par exemple avec Yo Yo Ma) ; mais le choeur introduit aussi une variété de modes et de styles : des « tutti » à –donc—treize plein pot, aux soli [ben oui si j’veux] et duos divers; y compris des moments où McFerrin n’est pas en vedette.

Au début je suis resté très froid, impression de ‘fake’, impression de « regardez on vous invite chez nous et on joue comme si vous étiez pas là –wink-wink » ; un peu pris au dépourvu, d’ailleurs : je m’attendais au ‘maître’ en solo. Très bonne musique de toute façon, rythmée et vocalement impeccable.

Et puis petit à petit j’ai accroché (j’ai été accroché ?) : un duo ébouriffant de BMF avec un des ténors qui fait les percussions (à la voix) de façon ahurissante ; mais surtout une impression de complicité, de chaleur –et de prise de risque ; pas un n° bien rôdé ; des ruptures, des hésitations, des impros, des moment où on pense qu’ils se surprennent l’un l’autre ; un autre duo avec une soprano émouvante ; et on a tout d’un coup une valse musette, un limonaire (je me sens à la maison), des sons d’Europe centrale…ça danse comme jamais.

Joli gag/ clin d’œil quand il présente la troupe : les sopranos ; les altos, (grand sourire puis rire) : « the three tenors » (rires dans la salle) –il commence à chanter le grand air de Figaro ;-)

On voit aussi comment il donne la parole à chacun à son tour ; on entend les hommages et les influences (superbe séquence dans un ton d’Afrique du Sud) ; beaucoup d’humour ; une séquence culottée où il invite une personne (qui veut) de la salle pour jouer ‘avec’ le chœur, et ça marche pas mal (joli moment où deux se présentent dont l’un qui a 13 ans maximum ; pas le cœur de le renvoyer, et c’est parti à deux—triomphe naturellement).

Autre joli moment où l’une des basses joue avec le public et le fait chanter –et ça marche ; nous sommes en Allemagne, pensé-je à part moi ;-)

Moment très drôle –impression un peu grinçante—avec une parodie de musique militaire, de défilé…grosse rigolade sur petit fond de malaise.

Public très sympa, mélangé, ‘bon public’. Grand plaisir.

Si vous voyez ça annoncé près de chez vous, je vous incite à y aller ; étonnant et jubilatoire. Hautement recommandé.

 

 

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