Montréal est une ville très « Hopper »…[update]

14 Jan 2007

Montréal est une ville très « Hopper » —gros immeubles gris boursouflés des années 1880-1920, corniches, pilastres, colonnades et balustres ; lumière (toujours) d’hiver, jaune et longue (Souvenir des parties intactes de Magdebourg; même impression de bâtiments bouffis comme des gâteaux à la crême; Magdebourg, une ville Hopper ?)
Promenade ce matin —dimanche—par les rues vides et silencieuses.
Les ombres nettes des immeubles découpent les rues en oblique ; rythme lent, chaud et froid (il fait moins dix °C, on annonce moins vingt-cinq pour après-demain).
Ces immeubles si typiques de la peinture de Hopper (par exemple dans « Night hawks » ou par la fenêtre de « Sunlight in cafeteria » 1958) je ne les ai pas vus aux USA (détruits ?) ; ils sont si présents, si notables ici.
L’hôtel St Jacques, avec ses corniches et ses rideaux rouges, me fait irrésistiblement penser à l’ouvreuse de « New York Movie » (1939)—peut-être pas à l’ouvreuse, justement, mais à tout le reste : colonne, velours, etc.
Naturellement, à ma ballade de ce matin manquait un ingrédient essentiel chez EH : la personne (homme ou femme) solitaire, silencieuse et immobile, regardant vers le peintre.
Il est vrai que par moins dix, les gens ne se penchent pas à la fenêtre pour regarder.

[update] Question inopinée : il n’y a pas d’hiver chez Hopper ? Impression d’avoir toujours des lumières chaudes, ou d’été ou de  pays chaud. A voir.

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