Un dimanche après-midi en été…

04 Jan 2006

Dans une rue bordée sur tout un côté par un immense mur aveugle en briques (un dépôt pour les bus de la RATP où travaillait René, un ami de mes parents)–une rue vide, un dimanche après-midi en été, soleil légèrement oblique, lent, plombant.

Venant de nulle part, probablement par une fenêtre ouverte (ouverte seulement ces jours-là, de soleil?), on entend un piano hésitant (première invention de Bach), appliqué, maladroit et touchant.

Je me fais –inévitablement– l’image d’une fille qui ‘travaille son piano’; imaginer le Hopper qu’elle aurait fait?

Mixons avec Delvaux et nous avons une jeune femme aux cheveux longs, blonds, (nue ? Hopper aussi), qui joue assise sur un tabouret blanc en regardant dans le lointain, par delà les partitions, à travers une fenêtre…la lumière est nette, oblique (donc) et chaude; les ombres sont nettes elles aussi.J’ai écouté longtemps.

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